Les citations de Christopher McCandless
Il
est au sein des bois un charme solitaire
Un
pur ravissement aux confins du désert
Et
de douces présences où nul ne s’aventure
Au
bord de l’océan qui gronde et qui murmure
Sans
cesser d’aimer l’homme, j’adore la Nature.
Lord Byron
L'idée de faire carrière est une invention du 20ème siècle
et moi je n'y trouve pas mon compte
Issu du Film (Christopher McCandless)
Une sombre forêt d'épicéas obscurcissait les deux rives du cours d'eau pris par les glaces. Un coup de vent récent avait dépouillé les arbres de leur blanche couverture de givre et, dans la lumière déclinante, ils semblaient se courber les uns vers les autres, noirs et menaçants. Un grand silence régnait sur la terre et cette terre était désolée, sans vie, sans mouvement, si vide et si froide qu'elle n'exprimait même pas la tristesse. Quelque chose en elle suggérait le rire, mais un rire plus terrible que toute tristesse -- un rire morne comme le sourire d'un sphinx, un rire froid comme le gel et d'une infaillibilité sinistre. C'était la sagesse puissante et incommunicable de l'éternité qui riait de la futilité de la vie et de l'effort de vivre. C'était la forêt sauvage, la forêt gelée du grand Nore
Jack London, Croc-blanc
Le désert est le milieu de la révélation, il est génétiquement et
physiologiquement autre, sensoriellement austère, esthétiquement
abstrait, historiquement hostile... Ses formes sont puissantes et suggestives. L'esprit est cerné par la lumière et l'espace, par la nouveauté cénesthésique de la sécheresse, par la température et par le vent. Le ciel du désert nous entoure de toute part, majestueux, terrible. Dans d'autres lieux, la ligne d'horizon est brisée ou cachée ; ici, unie à ce qui se trouve au-dessus de notre tête, elle est infiniment plus vaste que dans les paysages ondoyants et les régions de forêts. Quand le ciel est dégagé, les nuages paraissent plus massifs et parfois ils donnent sur leur surface inférieure concave un reflet grandiose de la courbure de la terre...
Les prophètes et les ermites vont dans le désert. Les exilés et les pèlerins le traversent. C'est ici que les fondateurs des grandes religions ont cherché les vertus spirituelles et thérapeutiques de la retraite, non pour fuir mais pour trouver le réel.
Paul Shepard, L'homme dans le paysage, un aperçu historique de l'esthétique de la nature
En Buck, la bête primaire et dominatrice était puissante, et dans les dures conditions de sa vie errante, elle ne fit que grandir encore. Mais c'était une croissance cachée. Sa toute nouvelle aptitude à la ruse lui donnait aisance et maîtrise de soi.
Jack London, L'appel de la forêt
Tous acclament la bête primaire et dominatrice ! ET aussi le capitaine Achab !
Alexandre Supertramp
Aucun homme n'a jamais suivi son propre génie jusqu'au point où il l'égare. Bien qu'il en résultât une faiblesse physique, personne sans doute ne peut dire qu'il fallait en déplorer les conséquences, car celles-ci correspondaient à une vie en conformité avec des principes plus élevés. Si le jour et la nuit deviennent tels que vous les saluez joyeusement, et si la vie produit une senteur pareille à celle des fleurs et des plantes aromatiques, si elle est plus souple, plus étincelante, plus immortelle, en cela réside votre réussite. La nature tout entière vous acclame et vous devez momentanément vous accorder à vous-même votre bénédiction. Les plus grands biens et les plus grandes valeurs sont loin d'avoir été reconnus. Nous en venons facilement à en douter. Bientôt, nous les oublions. Ils sont pourtant la plus haute réalité... La vraie moisson de ma vie quotidienne est quelque chose d'aussi intangible et d'aussi indescriptible que les teintes du matin et du soir. C'est un peu de poussière d'étoile, c'est un morceau d'arc-en-ciel que j'ai attrapé.
Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois
Il y avait quelques livres... L'un d'eux, La Progression du pèlerin, parlait d'un homme qui quitte sa famille, on ne sait pas pourquoi. Je l'ai beaucoup lu, ici et là. C'était intéressant, mais difficile.
Mark Twain, Les Aventures de Huckleberry Finn
Il est exact que beaucoup de créateurs ne parviennent pas à établir avec les autres des relations personnelles adultes, et certains d'entre eux sont extrêment isolés. Il est également vrai que, dans certains cas, un traumatisme, qui a pu prendre la forme d'une séparation ou d'une perte, a orienté la personne potentiellement créatrice dans le sens du développement des aspects de sa personnalité qui peuvent trouver leur accomplissement dans un isolement relatif. Mais cela ne veut pas dire que la création solitaire est elle-même pathologique.
Anthony Storr, La Solitude : un retour vers le soi
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Reply #12 on : Thu October 01, 2009, 14:43:40